Editorial de Mai

             
L’ Espérance, vertu théologale, est nécessaire à notre vie chrétienne. Elle nous permet de replacer toute notre vie, nos actions, nos prières, nos joies et nos peines dans la perspective fondamentale du Salut. Le chrétien, s’il cultive cette vertu d’Espérance donnée par Dieu, n’en est pas pour autant un béat qui serait incapable de
voir les affres du temps, les difficultés actuelles ou ses propres limites. Il ne se met pas la tête dans le sable mais tout ce qu’il perçoit de mauvais autour de lui n’est pas à même d’entamer son cœur. Par cette vertu, loin de se restreindre à une vision négative de toutes choses, de baser son action ou son discours uniquement sur la réaction ou la critique, le chrétien contemple le salut offert par Dieu et les moyens pour y parvenir que sont la Grâce de Dieu et ses commandements. La Vérité de la Doctrine que chacun doit vivre et approfondir, qui est la Vérité de Dieu qui se révèle, est le socle et la base de la prière, de l’action qui nous mène par la vertu d’Espérance vers notre Eternité. Nous ne saurions y arriver seul, c’est pourquoi Dieu nous donne sa Grâce. La raison de l’homme est éclairée par la vertu de Foi, sa volonté  est vivifiée par la Charité et avec la Grâce de Dieu malgré les difficultés et les embûches il peut se porter vers l’Eternité Bienheureuse que Dieu promet à ceux qui lui sont fidèles.   
         Dans le monde dans lequel nous vivons, il est parfois bien difficile de garder la paix et la joie de l’âme. Les tentations de désespérer sont parfois bien grandes. Si nous savons cultiver l’Espérance chrétienne, nous savons regarder plus haut et plus loin que les épreuves présentes, la noirceur ambiante, les embûches, afin de pouvoir en nos vies, dans nos familles, nos communautés être des artisans du Beau, du Vrai et du Bien.
Le propre d’un enfant, lorsqu’il est blotti dans les bras de sa mère, est de ressentir à la fois sécurité et réconfort. Notre-Dame, notre Mère parfaite, est un refuge dans ce combat pour garder l’Espérance. Elle est la mère de la Sainte Espérance, puisqu’Elle donne au monde Notre-Seigneur Jésus-Christ, puisqu’Elle est présente à la Croix et que par son Assomption Elle nous montre le Ciel. En ce mois de mai, Elle doit être au cœur de notre vie de prières afin de demander à Dieu cette Espérance chrétienne, raisonnable puisque basée sur la Vérité de Dieu, et qui oriente notre Volonté avec la Grâce de Dieu vers l’Eternité.
Avec la Sainte Vierge Marie, par la vertu d’Espérance, nous pourrons garder notre âme dans la joie, la joie de servir sa Divine Majesté, la joie d’être habités par la Grâce, la joie du Ciel qui nous attend si nous savons rester fidèles.

Abbé Benoît Maître †
Chapelain

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