Editorial de Juin

            L’identité entre la notion de chef et la notion de tête n’est pas fortuite, elle exprime le rôle et la place que doit tenir celui auquel est confiée la charge de diriger. Force est de constater que l’homme moderne recherche plus son propre intérêt, ses propres plans, qu’une direction qui s’imposerait à lui quand bien même celle-ci
s’exercerait réellement pour le Bien Commun. Ainsi, le chef qu’il acceptera - tout corps constitué ayant besoin d’une tête - sera celui qui ne lui imposera rien qui n’aille à l’encontre de son confort et de son ego démesuré.
        En ce mois de juin, la Sainte Eglise nous donne à méditer le Cœur Sacré de Jésus, notre Chef. Notre Seigneur est le Chef de toute l’humanité. En regardant vers ce Cœur qui a tant aimé le monde, nous regardons le siège de l’Amour de Dieu Incarné qui nous a rachetés. Le Sacré-Cœur de Jésus nous rappelle que le Roi des Rois, n’est pas seulement une tête qui dirige le monde, un souverain assis sur le Trône de Sa Toute-puissance. Il vivifie aussi les hommes par sa Grâce.
        Nous avons un Chef, un Roi qui est Dieu. Le monde, centré sur lui-même, ne cesse de rechercher un chef, qui sera toujours imparfait et auquel en définitive il ne consent pas à obéir. Nous, nous avons un Chef qui nous appelle à ne pas nous considérer à l’aune de notre seule personne, mais à regarder vers le Bien Commun de toute l’humanité qu’est la réalisation de son règne dans nos âmes, dans nos communautés, dans la Sainte Eglise et la société toute entière. Nous avons un Roi qui nous présente son Divin Cœur comme le meilleur des panaches auquel nous rallier. Nous avons sa Sainte Présence Eucharistique parmi nous, que nous porterons triomphalement au jour de la Fête-Dieu afin que le monde sache que la seule libération de l’homme est dans la soumission au Divin Rédempteur.
        En ce mois de juin, en contemplant le Divin Cœur de Jésus, nous pourrons trouver un surcroît de courage et de soutien, afin de ne pas nous laisser entraîner dans les facilités ou les charmes d’une vie chrétienne en demi-teinte. Ne nous laissons pas aller à toutes sortes de compromissions, d’atténuations faciles, de calculs mondains dans la pratique de la Vraie Foi. Ne nous laissons pas tromper par ceux qui cherchent à attirer les âmes à eux quand le seul propriétaire des âmes est Dieu. Nous n’avons qu’un seul Chef qui le soit parfaitement, c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ.  A nous de Lui soumettre toute notre vie.
                                                       Vive le Sacré-Cœur de Jésus,
Abbé Benoît Maître †
Chapelain

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