jeudi 1 février 2018

Editorial de Février

         
         Les questions dites de Bioéthique sont remises sur la place publique par le pouvoir temporel de notre pays. Il s’agit,
selon les instances organisatrices, de provoquer un débat de société afin de pouvoir en déterminer une orientation et ainsi élaborer des lois en accord avec cette orientation présumée de la société française en matière d’éthique. Que le quidam se rassure, il ne s’agit pas de condamner ou de déterminer ce qui est bien ou ce qui est mal mais d’élaborer des textes de loi en matière de morale (ou d’éthique comme on dit) qui correspondent à l’opinion publique.
         C’est avec effroi que les catholiques voient se dérouler ce que certains appellent des Etats Généraux de Bioéthique. Le Droit Naturel n’est pas considéré, il est donc hors de question de se demander si un comportement, un acte ou une loi est conforme avec ce qu’est l’homme en lui-même. Le Droit Divin est encore plus écarté car l’homme veut se donner à lui-même ses propres lois.
         L’IVG, la PMA, la GPA et autres sigles barbares cachent des réalités qui font froid dans le dos et auxquelles s’ajoutent les projets de loi sur la fin de vie (comprendre la légalisation de l’euthanasie). Il  s’agit ni plus, ni moins d’instrumentaliser la nature humaine au gré des passions et des désirs ne tenant aucun compte ni du Créateur, ni même des lois internes de la nature humaine. Certains baptisés catholiques vont pourtant essayer de s’arranger avec tout cela comme si, en ces domaines, il était possible d’accorder la Vérité à ces comportements intrinsèquement pervers pour l’homme et toute la société.
         Quelle sera notre réaction ? Bien sûr légitimement nous sommes scandalisés, mais cela ne suffit pas. Il nous faut encore et encore défendre les lois naturelles et divines, partout où nous en avons l’occasion avec force et conviction. Il est donc urgent d’avoir les idées claires en ces domaines : l’homme ne se donne pas à lui-même sa propre loi mais Dieu Créateur a doté la nature humaine de lois propres dont on ne peut se défaire sans tomber dans le mal intrinsèque. « Vous serez comme des dieux », le serpent continue de susurrer à l’homme que son seul Crédo doit être sa volonté propre.
         Ce temps de Carême qui arrive sera pour nous le temps adéquat pour retrouver le zèle et la liberté des enfants de Dieu, par la pénitence, la recherche de la vertu et de l’Amour de Dieu. Cette Sainte Quarantaine est une occasion idéale pour expier nos péchés ainsi que ceux de notre société dite moderne et de nous rapprocher du Ciel, faisant de nous des zélateurs du Salut en Dieu.
         Que ce Carême soit pour chacun d’entre nous une occasion de retourner vers Dieu avec plus de courage et de zèle, ainsi nous pourrons cultiver en nos âmes la véritable joie de la grâce de Dieu. Loin de nous décourager dans la lutte, par ce Saint temps vécu sérieusement selon les prescriptions de l’Eglise, nous en sortirons renforcés pour tenir et grandir en ce monde.
         Bon et Saint Carême à tous,
Abbé Benoît Maître †
Chapelain