Editorial de Décembre

Les ténèbres que nous contemplons en ce temps de l’Avent, ténèbres extérieures mais bien sûr aussi ténèbres de l’esprit, sont la condition du monde au moment
où Notre Seigneur vient sur terre. Ces ténèbres si répandues tant dans le peuple juif que dans le monde à l’époque où sar-Auguste était empereur à Rome et Quirinius gourverneur de Judée, sont toujours bel et bien présentes en cette année 2017. Pourtant cette année encore, comme il y a plus de deux mille ans l’espoir naît de cette lumière qui vient dissoudre le désespoir de l’humanité qui ne fait que gémir dans les affres de l’aveuglement. On ne parle plus que de tolérance, ouverture, convivialité, respect ou liberté. La Vérité, la sainteté, le sacrifice, la recherche du beau, du vrai, du bien et du don de soi semblent avoir disparu non seulement du vocabulaire mais aussi des préoccupations des hommes de ce temps.

         Pourtant cette année encore Notre Seigneur vient dans le monde pour que le monde soit sauvé ; Notre Seigneur vient redonner la Véritable Espérance de nos âmes et les illuminer de sa Lumière Divine. Les princes de ce monde, les hérodes qui tuent les enfants à naître, les scribes et les anciens instruits du Royaume des cieux, les chefs des prêtres de notre époque accueilleront-ils l’Enfant-Dieu comme Celui qui doit régner et auprès duquel tout homme doit fléchir les genoux, ou seront-ils plus occupés à soutenir le système dans et par lequel ils vivent ? Les hommes de bonne volonté, que nous devons tous être, auront-ils la paix de la grâce de Dieu en contemplant la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ ?

         Une seule condition est nécessaire afin d’accueillir comme il se doit l’Enfant-Dieu : Le reconnaître et L’aimer comme le Sauveur de nos âmes et ainsi lui soumettre notre vie. La véritable liberté est à ce prix. Profitons de cet Avent et de ce temps de Noël pour demander à Notre-Seigneur de venir libérer nos âmes du péché, libérer nos sociétés de l’emprise du Malin, purifier la Sainte Eglise de Dieu afin qu’elle soit sur le lampadaire une Lumière qui luit pour conduire les hommes vers le Ciel. Profitons de ce temps de préparation puis de contemplation de la Nativité du Divin Roi pour prier et travailler à ce qu’Il règne dans nos âmes et dans le monde.

         Bon temps de l’Avent, avec ses résolutions pour avancer vers la fête de Noël ; Bon et Saint Noël à tous,
             
Abbé Benoît Maître †

Chapelain

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